La méthode « The A.P.P.L.E » : comment gérer son temps efficacement !

Qui est l’auteur ? Chris Estes, un prof de sport, triathlète à la base. Il passe plusieurs années à enseigner. Il pense avoir réussi, avoir « réussi ». Il procrastine mentalement. Il manque de sens, se sent vide. Un jour, une opportunité d’entrer, dans une entreprise de marketing (où il n’a aucune expérience) se présente. Il est aujourd’hui « un père riche » au sens décrit par Kyosaki, et considère qu’une grande partie de son succès est dû à sa méthode de gestion du temps.

Ou se procurer son ouvrage (uniquement disponible en anglais)

Sa méthode en 5 lettres : the A.P.P.L.E. Aucun lien avec l’entreprise de S. Jobs, hormis son logo, « une pomme » :

  • « A » pour « ATTITUDE ». Le premier ingrédient est l’attitude, l’état d’esprit, « le mindset ». L’ingrédient est essentiel, c’est le seul qui permet de faire la différence. Dans ce A, aucune place à l’inné pour l’auteur.

C’est un choix constant. « Stop waiting [for the person you want to become] AND start being [the person you want to be »] que l’on pourrait traduire par « cesse d’attendre la personne que tu désires devenir, ET devient la personne que tu veux ETRE. » Ne pas croire à la chance.

Se convaincre de la seule limite : soi-même. Bannir le « si seulement » [j’avais de l’argent, j’avais plus travaillé à l’école, etc.]. Se créer son effet « placebo ».

Garder en tête une chose. Les murmures « tu ne peux pas réussir, tu n’es pas capable, tu n’as pas assez de temps, le marché est saturé, tu ne feras pas le poids, c’est trop risqué, tu es trop jeune, tu n’as pas assez d’expérience, ce n’est pas un vrai travail, etc. » viennent de deux grandes catégories de personnes : (i) ceux qui ont peur d’oser (ii) ceux qui ont peur de te voir réussir.

Personnellement, réussir cette étape suppose pour moi de ne simplement pas se poser de questions sur ses capacités. Ne pas douter, faire, et évaluer ensuite.

  • « P » for « PREPARE » (PREPARATION) : le second ingrédient de la recette de C. Estes. Cette préparation n’est accomplie que par 3% de la population. La réaliser, c’est déjà prendre de l’avance sur 97% des gens autours de toi. Il évoque également le principe ou la loi de Parieto, selon laquelle 20% de tes actions déterminent 80% de tes résultats. Une bonne préparation permet de limiter le vol de temps, la procrastination, maintenir une bonne volonté, et améliorer au maximum ton retour à la loi de Parieto. Cette préparation s’accomplit en trois temps.
  1. Le premier temps consiste en l’identification de ses objectifs de vie (ou « buckets » ou « life Plan ») : être présent pour sa famille, s’accomplir personnellement et réaliser ses rêves (écrire un livre), devenir libre financièrement, etc.
  2. Le second temps consiste à coucher ses objectifs court/moyen terme sur le papier et à se fixer des dates limites (ou deadlines)
  3. Le troisième temps consiste à créer un plan d’action pour réaliser ces objectifs court/moyen terme assignés.

Personnellement, l’étape de préparation est la plus dure au début. Elle impose une honnêteté envers soi-même, et une discipline les premières semaines. Lister ses rêves n’est pas si dur. Mais s’astreindre à tracer le sentier pour y parvenir (2 et 3èmes temps ) l’est beaucoup plus.

Pour symboliser cette préparation, C. Estes lance la question suivante : comment mangerais-tu un éléphant (« bucket) ? La seule manière de le manger, c’est de le découper (vision objectifs moyen terme), bouchée / bouchée (vision plan d’actions).

Le secret de la réussite de cette étape réside pour C. Estes dans la capacité de suivre et mesure ses progrès / son avancement. Lui le fait de la façon suivante :

  • Un « Weekly activity tracker » : les objectfs hebdommadaires sont répartis en 3 grandes catégories : must do (prioriété haute), should do (priorité moyenne), could do (prioriété basse – délégable).
  • Associé à un « daily time budget ». Il s’agit là de découper la journée de manière rigoureuse et d’affecter des crédits temps pour la réalisation d’actions.

Personnellement – quel est mon retour d’expérience après plusieurs semaines? La difficulté de s’astreindre à aller dans la micro-gestion les premiers jours. Constater qu’on ne tient pas les crédits temps. Certaines tâches débordent. Constater les pertes de temps (internes : réseaux sociaux, procrastination, etc. ; externes : machine à café, etc.). une fois la routine en place, mieux se connaître et mieux connaître l’enveloppe temps idéale pour soi. Arrivés à limiter les vols de temps. Regarder davantage son daily time budget que son téléphone. La satisfaction de voir la jauge de ses objectifs hebdo se remplir au fur et à mesure. La frustration – plus que la culpabilité – lorsqu’on ne tient pas son daily objectif. S’y remettre par la volonté (qui n’est pas trop entamée), chose impossible encore il y a quelques semaines.

  • P for « PERFORM » (AGIR) : Il s’agit ici de passer à l’action. Ne pas faire partir de la catégorie de gens qui se contentent de subir

Il s’agit ici d’une étape d’écrémage. Beaucoup seront victimes de la paralysie de l’analyse, en voulant tout anticiper. Pour l’auteur, l’expérience est le meilleur professeur. Pour combattre cette paralysie, l’auteur recommande :

  1. D’anticiper l’imprévu, permettant ainsi de se contrôler, se programmeer pour s’adapter. Il y a une différence entre répondre à un problème (amener une solution) et réagir à un problème (génère d’uatres problèmes).
  2. Impliquer les autres. Se désigner un tutueur, quelqu’un qu’on détesterait décevoir. Il faut qu’il soit fort et suffisamment respecté, et le voir régulièrement.
  3. Mettre en place une routine de sortie de sa zone de confort. Il cite Eléanor Rooselvel « Do one thing everyday that scares you » que l’on pourrait traduire par « faites une chose chaque jour qui vous effraie ».

Après, l’auteur explique sa manière de performer, via sa « règle des 5 ».

  1. Prospecter, en actualisant sa liste tous les jours (elle ne peut diminuer que si les concernés sont décédés ou sont entrés dans ton business).
  2. Piquer l’intérêt. Savoir écouter l’autre. Il ne faut pas chercher à vendre quelque chose, mais apporter une solution à un problème, créer de la curiosité.
  3. « Passer ». Il s’agit ici de lui passer l’outil, la ressource à un problème.
  4. Brancher : une fois que le propect a eu accès aux informations, faire en sorte qu’il puisse s’identifier.
  5. Promouvoir le produit.

Dans l’action, la régularité est la clé. Certains qui auront agi cesseront après quelques temps. La clé est de rester « affamé ». Si ce que tu as réalisé hier te semble encore important, c’est que tu n’as pas fait grand-chose aujourd’hui.

  • L for for « LEARN » (APPRENDRE)

L’auteur insiste sur l’importance de continuer à apprendre tous les jours. L’école ne s’achève pas à 18 ans. Bien au contraire. « A formal education makes u a living but self-education makes you a fortune». Il compare un arbre et un homme. L’arbre s’épanouira naturellement, alors que l’être humain a le choix de devenir grand ou petit. La majorité refuse de grandir, refuse cette lutte quotidienne, où les résultats n’arrivent pas aussi vite que prévus, et où parfois l’atteinte d’un but assouvit la faim de réussir.

« To become a continua l winner, you must be an habitual learner ». Le vrai coût n’est pas celui des livres, mais plutôt celui de ne pas les acheter. Tous les jours, il faut se poser les 5 questions suivantes :

  1. Avec quoi je nourris mon cerveau ?
  2. Qu’est ce que je vise ?
  3. Quel environnement je choisis de vivre ?
  4. Est-ce que je recherche bien des conseils de mentors crédibles ?
  5. Est-ce que je suis un bon exemple pour les autres.

Histoire de l’arbre planté dans un pot. Une fois que ses racines touchent le pot, il cesse de grandir. Le problème ne vient pas de l’arbre. Il vient du pot.

  • E stands for EVALUATE (EVALUATION) :

Cet ingrédient, l’auteur évoque le simple fait de connaître le score de son match. Savoir où on est dans son match pour atteindre ses « buckets », i.e. ses objectifs de vie. Il décrit l’importance de prendre un temps à chaque fin de journée / semaine / mois / trimestre pour se poser ces 3 petites questions :

  • Qu’est ce qui marche ?
  • Qu’est ce qui ne marche pas ?
  • Qu’est ce qu’on peut améliorer ?

Cette simple introspection permet d’identifier nos points forts et faibles dans la gestion de notre routine.

Personnellement, mon côté, cette étape est cruciale. Je mets à profit le temps de retour de mon job à mon domicile (40 min en voiture). Je prends d’abord un temps pour revenir sur la journée, ce que j’ai fait correctement en redéroulant ma feuille de route. J’analyse où j’ai perdu du temps où sont mes voleurs de temps (par ex. les collègues de la machine à café…), et j’essaye de mettre en place des actions correctives pour le lendemain. A 19H30, ma journée n’est pas finie, mais cela me permet d’instaurer un petit rituel, et de reprendre un peu d’énergie avant le dernier marathon du soir (diner / bain des enfants, préparation du repas, etc.)

En conclusion, cette méthode n’est pas miraculeuse. Elle a le mérite de la simplicité, et livre au lecteur les clés de la mise en place du secret de la réussite : une routine faite de petites habitudes qui doivent devenir automatiques. Pour y parvenir, une rigueur / une discipline de l’APPLE s’impose.

Chaque jour, ne pas douter (« A » de l’attitude), se préparer, connaître ses buckets, et prendre le temps de tracer le chemin quotidiennement des petites actions pour y parvenir (« P » de la préparation).

Laisser la place à l’action (« P » de la performance), et apprendre à mieux se connaître ainsi que son entourage (L de Learn – apprendre en anglais).

Enfin, avoir l’humilité de faire son bilan (« E » pour évaluer) afin de déterminer nos réussites et nos points faibles.

Suivre cette méthode est dur au départ, surtout si on essaye de faire les choses telles que décrites par l’auteur. La préparation n’est pas facile les premiers jours, car nous ne sommes pas habitués à sortir nos rêves de nos fantasmes pour essayer de les réaliser. Nous sommes encore moins habitués à relier quotidiennement, semaine après semaine, nos actions avec nos rêves devenus nos objectifs de vie. Mais semaine après semaine, mois après mois, l’exercice devient plus facile, plus addictif, et nos objectifs plus concrets. On retrouve le contrôle de notre temps, et on se surprend à s’étonner lorsqu’on se liste l’ensemble des tâches accomplies dans sa journée, aussi bien personnellement que professionnellement.

 

 

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