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Connaître ses 6 postures / personnalités de rapport au temps !

Le plus souvent, lorsqu’on cherche à progresser dans un domaine, on tâche de prendre modèle sur la réussite de quelqu’un, sa méthode, etc. On fonce tête baissée en calquant sa méthode sur soi sans l’adapter. C’est la raison pour laquelle l’immense majorité d’entre nous se casse les dents quelques jours, semaines ou mois de tentatives…

Dans un précédent article où je présentais la méthode The APPLE pour mieux gérer son temps, je parlais de mon expérience, de mes réussites et de mes échecs. Toutefois, comme tout un chacun, j’ai foncé sans m’assurer avant que cette méthode « collait » à mon type de personnalité… Par chance, c’était le cas, sinon, j’aurais perdu mon temps à essayer, un comble !

Je réfléchissais à ce que serait une recette de gestion du temps adaptée à chacun (une maman, un cadre pro, un étudiant).

.6 perso temps

Au hasard de mes recherches, j’ai découvert les travaux d’un médecin psychiatre/psychanaliste, Eric Berne. Selon lui, nous avons six façons de structurer notre temps (ou postures), que nous mobilisons plus ou moins dans notre vie personnelle et professionnelle :

  • Le retrait désigne la situation où nous mettons loin des autres (physiquement et/ou mentalement).
    • Lorsque nous gérons notre temps, cela nous permet de ne pas être envahi par des stimulations externes, de nous consacrer à des tâches que nous avons définies, bref, garder son temps sous contrôle.
    • Lorsque nous subissons, la posture de retrait peut nous permettre de fuir ou d’être passif dans un contexte de crise pour soi.

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La posture du retrait, à la manière du chalet perdu

Je me retrouve bien dans cette personnalité de « retrait », étant plutôt solitaire/introverti. Mes journées sont organisées autour de ces temps de retrait où je peux effectuer les tâches les plus difficiles, souvent le matin (moment où je suis mon ratio énergie/efficacité est le plus élevé). Au travail, je me « retire » en mettant mon téléphone en mode « ne pas déranger » (notifications étant en permanence désactivées), mes boites emails étant fermées (pour éviter un pop-up visuel/sonore), en fermant la porte de mon bureau, en chassant de mon bureau tout ce qui n’a pas lien avec la tâche à effectuer.

 Avant que j’organise mes journées de manière à garder mon temps sous contrôle, par ex. lorsque j’étais étudiant, lorsque la période des partiels approchait, je me réfugiais le plus souvent sur des jeux vidéos en me répétant toujours le même mantra (j’ai encore du temps, demain, j’abattrais deux fois plus de job). Et puis, cela finissait toujours de la même façon. 3 jours avant l’examen, je m’avalais plusieurs centaines de pages, plusieurs litres de café, plusieurs nuits blanches. Le résultat était toujours le même : médiocre !

  • Le rituel désigne la manière dont nous avons de mettre en place des habitudes (consciemment/inconsciemment) pour structurer notre temps et nous rassurer. Avec ces habitudes, nous avons le sentiment que nous gardons les choses sous contrôle. En répétant certains gestes, on se sent plus confortable, on maîtrise la situation, et nos rapports avec autrui. A l’extrême, les habitudes peuvent nous éloigner des autres / nous empêcher de tisser des liens. La posture du rituel peut ainsi nous faire basculer dans la posture du retrait (par ex. un étudiant très bosseur qui passe sa journée/soirée à la bibliothèque, un passionné de musculation qui prépare tous ses repas minutieusement ne s’autorisera pas un écart au restaurant avec des amis, etc.)
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Le rituel … de nos habitudes

Savoir identifier ses rites/habitudes est à la fois génial et dérangeant. Génial car on se connaît mieux. Dérangeant, car on se connaît mieux.

Au-delà du café du matin avec ses collègues, ou la manière de se brosser les dents, pousser l’exercice est vraiment enrichissant. Moi par exemple, avant que je ne cherche à organiser mes journées, lorsqu’une urgence survenait (des révisions, un job qui tombait à la dernière minute, etc.), j’avais un rite (qui confinait à la posture de retrait) : je rangeais tout autour de moi à commencer par mon espace de travail. En réalité, je fuyais la tâche à réaliser, et la boule de stress montait à hauteur du ménage réalisé.

En identifiant ces tocs/habitudes, je ne peux plus me cacher. Lorsque je suis pris de frénésie de ménage, au bout de 5 minutes, je me demande si je ne cherche pas à éviter quelque chose.

Mais les habitudes/les rites peuvent aussi être des rites de succès. Lorsque je mets à travailler sur une tâche « critique » de ma journée, j’attaque toujours avec un café et un grand verre d’eau qui sont un peu mes sabliers ! Le matin, je me lève toujours 2heures avant tout le monde pour avoir du temps pour moi, lire, accomplir.

Cette posture des habitudes offre une grande souplesse. On peut tester les habitudes des gens qui nous inspirent, les adapter, essayer d’atténuer ses « mauvaises habitudes », etc.

  • Le passe-temps désigne les échanges que nous avons avec les autres autours de banalités. Nous sommes à l’aise, et nous ne sommes pas « en risque » (tu as vu le match hier ? etc.). Il s’agit d’une porte d’entrée à la discussion, qui permet de prendre de l’assurance.

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Je me retrouve là aussi sur cette personnalité du passe-temps, plusieurs fois par jour. Le moment principal, c’est souvent le déjeuner afin d’amorcer la conversation avec mes convives, désarmorcer, tester l’ambiance, etc.

  • L’activité. Cette posture nous glisse dans l’action, avec un objectif à la clé. Deux exemples pro/perso peuvent être cités : l’activité travail qui nous mobilise le plus clair de notre temps par jour, et l’activité enfant qui rythme l’avant et l’après travail. Lorsque nous prenons notre retraite ou que nos enfants quittent le domicile parental, nous ressentons un grand vide, le temps s’écoule plus lentement. Nous avons le sentiment que nos raisons de vivre s’en sont allées, car ces activités donnaient du sens à notre consommation de temps.

Il s’agit de la posture dans laquelle je me retrouve sans doute le plus. Très longtemps, j’ai été « obsédé » par la valeur travail. Si on ne se tuait pas 70 heures en Cabinet d’avocats, ce n’était pas normal, c’était devenu ma routine. Lorsque j’ai décidé de quitter la « robe » pour exercer mon métier en entreprise, j’ai ressenti un grand vide les premières semaines. Je me sentais désœuvré, inutile lorsque mes supérieurs me chassaient des locaux à 19H.

  • Les jeux : du peu que j’ai compris, il s’agit ici pour Eric Berne de désigner les postures qui rythment nos journées, et qui nous procurent des sensations désagréables, mais aussi rassurantes.
    • Le positionnement victime : je suis débordé de travail, j’ai la poisse ou le KARMA
    • Le positionnement persécuteur : je t’avais bien dit d’effectuer cette tâche de cette manière, etc.
    • Le positionnement sauveur. Laisse-moi faire, tu devrais suivre mon conseil, etc…

Ce n’est pas une personnalité ou une posture très agréable, mais quand on réfléchit à ces jeux, force est de reconnaître qu’on a tendance à jongler d’une posture à l’autre aussi bien dans sa vie personnelle que dans sa vie professionnelle. Toutefois, en connaître les symptômes permet aussi de limiter au maximum la déperdition d’énergie (et de temps) que ces jeux nous infligent. Un exemple. Le positionnement victime qu’on peut adopter lorsque un supérieur nous refile un dossier « non désiré ». Moi le premier, je pouvais alors pester auprès de l’ensemble de mes collègues. Mais à la fin des fins, j’avais toujours le dossier + la fatigue d’une débauche d’énergie sans intérêt (ou retour d’investissement, car mes collègues ne prenaient jamais le dossier en m’écoutant me plaindre !)

  • L’intimité : il s’agit ici d’abaisser ses défenses. Dans cette posture, plus de jeux, plus de rituels. On se livre tout entier et on partage. Lorsque cet état est atteint, le plus souvent, nous avons le sentiment que le temps passe alors à toute vitesse !

Pour aller plus loin, direction :

 

APPRENDRE A GÉRER SON TEMPS, LES CANADIENS, LES JAPONAIS, LES SUÉDOIS, LES FINLANDAIS (ET BIEN D’AUTRES) LE FONT A L’ECOLE !

 Pourquoi ce sujet ? Je me renseignais sur la manière dont différents pays pouvaient enseigner la valeur temps, par comparaison à la France. Au départ même, l’idée d’enseigner la gestion du temps me paraissait curieuse. N’ayant eu aucun enseignement sur ce sujet en France (primaire, collège, lycée, faculté), il me paraissait évident qu’appréhender son temps ne pouvait se faire qu’en pratiquant, en échouant, et en réessayant (souvent une fois entré dans la vie active).

D’ailleurs, que ce soit au travail, à la fac ou au lycée, dès qu’on a pris de la « bouteille », c’est-à-dire un peu d’expérience, on s’amuse des « premières années ». Si on leur donne des conseils, ils ne les écoutent pas (ou seulement d’une oreille), et sont toujours d’avis que c’est plus dur pour eux. De notre côté, nous avons tendance à considérer que nous avons plus de mérite, qu’ils n’ont pas fait leurs preuves en « suant », en travaillant, etc…

Vous imaginez ma surprise alors de constater que des pays pratiquent l’enseignement de la valeur temps dès l’école.

Au Canada, je suis tombé sur un corrigé d’exercices sur la gestion du temps dans le cadre d’un programme d’assistant de direction / secrétaires.  Ce support mériterait d’être diffusé à l’école primaire comme les fables de la Fontaine. Y figurent :

  • Les symptômes des différentes maladies de gestion du temps comme la chronophagie ou l’ouite (dire oui ou ne pas savoir dire non).
  • Les lois de gestion du temps comme la loi de Parieto ou des 20/80 (20% des actions donnent 80% des résultats, permettant de mesurer la rentabilité de son temps investi
  • Démystifier le temps. Apprendre qu’il s’agit d’une ressource unique, que nous pouvons pas économiser du temps comme de l’argent (nous disposons tous de la même quantité de temps dans une journée). Nous ne pouvons pas contrôler le temps, mais seulement les activités que nous faisons. Nous manquerons toujours de temps pour tout faire : nous devons donc faire des choix en fonction des priorités.
  • Apprendre à dessiner sa courbe d’énergie d’une journée type afin de positionner au bon moment les tâches critiques (ou à haute valeur ajoutée de la journée). Certains seront plus du matin, d’autres plus de l’après-midi, d’autres plus du soir. Nous sommes plus efficaces lorsque nous sommes le plus énergiques
  • Distinguer le but (la fin, par ex. conduire cet été) et l’objectif (passer le permis au printemps). Apprendre à se donner des objectfis clairs, réalistes, mesurables et contrôlables (on parle de SMART goals en anglais).
  • Apprendre à déléguer, en précisant le pourquoi de la délégation, rechercher qui peut faire le job, clarifier l’activité (résultats attendus), spécifier la date de delivery.
  • Apprendre à identifier les chronophages, les voleurs de temps (internes / externes)
  • Savoir réagir aux interruptions
  • Apprendre à planifier (au mois, à la semaine et à la journée).
  • Le bon sens transpire de ce support. Même si le lecteur n’en garde que 10% à la fin, il a train d’avance sur le jeune français – parcours typique – qui démarre sa vie professionnelle…

En Suède, l’administration a publié une série de recommandations sur les manières de déstresser les enfants sur leurs devoirs à la maison. Là encore, du bon sens avec des recommandations qui apprennent aux enfants dès le plus jeune âge à savoir gérer son temps.

close up of woman working
L’organisation du travail dès le plus jeune âge, un impératif suédois de santé publique
  • Apprendre aux enfants à répartir leur travail par petites sessions régulières plutôt qu’une grosse session faite dans la douleur et l’urgence (= stress). Leur apprendre à planifier leur travail sur ces petites sessions
  • Leur apprendre à se définir un point de départ et de fin des sessions de travail
  • Apprendre aux parents les limites de capacité de concentration des enfants et les respecter (2 à 5minutes par an : 1 h max pour 1 enfant de 9 ans).
  • Saluer/récompenser l’effort des enfants davantage que leurs résultats.
  • Aménager un espace de travail vierge de toute distraction (sans bruit de TV, cuisine, conversation, etc.).
  • Réserver un temps de plaisir post session de travail, permettant d’associer la libération du temps…

En Finlande, je suis tombé sur mes recherches sur un art. d’un blog d’un prof américain de math qui a participé à un échange en Finlande. Il décrit assez bien l’état d’esprit du pays avec cette phrase « Less is more » (que nous pourrions traduire par « c’est avec moins qu’on accomplit plus de choses »). La valeur temps s’enseigne là-bas par la pratique dès l’école !

  • L’école ne démarre qu’à 7 ans,
  • La durée d’une journée d’école est limitée (débute à 9H, finit à 3H). 2 à 3 classe max entrecoupées de pause.
  • Les profs ont moins d’heures de cours et plus de souplesse (ne sont pas forcés de rester à l’école en cas de trou dans leur agenda) ce qui leur permet de mieux s’organiser, planifier, créer, etc.
  • Les élèves gardent souvent le même prof 3 ans et jusqu’à 6 ans. Pas de stress sur le planning, pas d’urgence pour faire le programme, car le prof sait qu’il gardera l’élève l’année suivante, et peut donc s’adapter à son rythme,
  • L’enseinement finlandais favorise la participation en cours plutôt que les devoirs à la maisons (30 minutes par jour versus 2h par soir au collège/lycée en France).

 

Au Japon, la valeur temps est contenue dans l’adage « Just in time » (Juste à temps). Un japonais arrivera à l’heure exacte du rendez-vous, ni 5 minutes avant (comme un suédois ou un américain) ni 5 minutes en retard (ou plus) comme un latin : espagnol, italien, etc.

Ne croyez pas que cet adage veut dire que le japonais gère son temps dans l’urgence. Bien au contraire, toute l’organisation personnelle, affective et professionnelle est sytémisée afin de laisser un minimum de place au hasard.

Cet adage (ou KANBAN en japonais) a été rendu célèbre par l’entreprise TOYOTA qui l’a industrialisé afin de compresser au maximum ses stocks. Les japonais limitent au maximum la poursuite de tâches en parallèle. A l’école, les japonais apprennent à faire leur personal KANBAN de la manière suivante :

KANBAN

  • Un tableau est préparé avec 3 colonnes : « OPTIONS, DOING and DONE ».
  • Les tâches sont listées sur des post-it, triés par couleurs (priorité différente) ou de type (personnel, finance, business, etc.).
  • Jamais plus de 3 tâches sont rangées dans la colonne « en cours », partant du principe que le multitâches n’est pas efficace.
  • Une fois la tâche achevée, celle-ci est rangée dans la colonne « done »

 

Que risquerait-on à perdre à enseigner la gestion du temps dès l’école… Ne diminuerait –on pas le stress chez nos enfants, l’appréhension d’un exam qui a été découpé, travaillé, etc.

Apprendre aux enfants à avoir une tête bien faite plutôt qu’une tête bien pleine.

D’autres l’ont compris avant nous. A minima, apprenons à l’apprendre à nos enfants. Je n’hésiterai pas à le faire de mon côté avec mes filles.

La méthode « The A.P.P.L.E » : comment gérer son temps efficacement !

Qui est l’auteur ? Chris Estes, un prof de sport, triathlète à la base. Il passe plusieurs années à enseigner. Il pense avoir réussi, avoir « réussi ». Il procrastine mentalement. Il manque de sens, se sent vide. Un jour, une opportunité d’entrer, dans une entreprise de marketing (où il n’a aucune expérience) se présente. Il est aujourd’hui « un père riche » au sens décrit par Kyosaki, et considère qu’une grande partie de son succès est dû à sa méthode de gestion du temps.

Ou se procurer son ouvrage (uniquement disponible en anglais)

Sa méthode en 5 lettres : the A.P.P.L.E. Aucun lien avec l’entreprise de S. Jobs, hormis son logo, « une pomme » :

  • « A » pour « ATTITUDE ». Le premier ingrédient est l’attitude, l’état d’esprit, « le mindset ». L’ingrédient est essentiel, c’est le seul qui permet de faire la différence. Dans ce A, aucune place à l’inné pour l’auteur.

C’est un choix constant. « Stop waiting [for the person you want to become] AND start being [the person you want to be »] que l’on pourrait traduire par « cesse d’attendre la personne que tu désires devenir, ET devient la personne que tu veux ETRE. » Ne pas croire à la chance.

Se convaincre de la seule limite : soi-même. Bannir le « si seulement » [j’avais de l’argent, j’avais plus travaillé à l’école, etc.]. Se créer son effet « placebo ».

Garder en tête une chose. Les murmures « tu ne peux pas réussir, tu n’es pas capable, tu n’as pas assez de temps, le marché est saturé, tu ne feras pas le poids, c’est trop risqué, tu es trop jeune, tu n’as pas assez d’expérience, ce n’est pas un vrai travail, etc. » viennent de deux grandes catégories de personnes : (i) ceux qui ont peur d’oser (ii) ceux qui ont peur de te voir réussir.

Personnellement, réussir cette étape suppose pour moi de ne simplement pas se poser de questions sur ses capacités. Ne pas douter, faire, et évaluer ensuite.

  • « P » for « PREPARE » (PREPARATION) : le second ingrédient de la recette de C. Estes. Cette préparation n’est accomplie que par 3% de la population. La réaliser, c’est déjà prendre de l’avance sur 97% des gens autours de toi. Il évoque également le principe ou la loi de Parieto, selon laquelle 20% de tes actions déterminent 80% de tes résultats. Une bonne préparation permet de limiter le vol de temps, la procrastination, maintenir une bonne volonté, et améliorer au maximum ton retour à la loi de Parieto. Cette préparation s’accomplit en trois temps.
  1. Le premier temps consiste en l’identification de ses objectifs de vie (ou « buckets » ou « life Plan ») : être présent pour sa famille, s’accomplir personnellement et réaliser ses rêves (écrire un livre), devenir libre financièrement, etc.
  2. Le second temps consiste à coucher ses objectifs court/moyen terme sur le papier et à se fixer des dates limites (ou deadlines)
  3. Le troisième temps consiste à créer un plan d’action pour réaliser ces objectifs court/moyen terme assignés.

Personnellement, l’étape de préparation est la plus dure au début. Elle impose une honnêteté envers soi-même, et une discipline les premières semaines. Lister ses rêves n’est pas si dur. Mais s’astreindre à tracer le sentier pour y parvenir (2 et 3èmes temps ) l’est beaucoup plus.

Pour symboliser cette préparation, C. Estes lance la question suivante : comment mangerais-tu un éléphant (« bucket) ? La seule manière de le manger, c’est de le découper (vision objectifs moyen terme), bouchée / bouchée (vision plan d’actions).

Le secret de la réussite de cette étape réside pour C. Estes dans la capacité de suivre et mesure ses progrès / son avancement. Lui le fait de la façon suivante :

  • Un « Weekly activity tracker » : les objectfs hebdommadaires sont répartis en 3 grandes catégories : must do (prioriété haute), should do (priorité moyenne), could do (prioriété basse – délégable).
  • Associé à un « daily time budget ». Il s’agit là de découper la journée de manière rigoureuse et d’affecter des crédits temps pour la réalisation d’actions.

Personnellement – quel est mon retour d’expérience après plusieurs semaines? La difficulté de s’astreindre à aller dans la micro-gestion les premiers jours. Constater qu’on ne tient pas les crédits temps. Certaines tâches débordent. Constater les pertes de temps (internes : réseaux sociaux, procrastination, etc. ; externes : machine à café, etc.). une fois la routine en place, mieux se connaître et mieux connaître l’enveloppe temps idéale pour soi. Arrivés à limiter les vols de temps. Regarder davantage son daily time budget que son téléphone. La satisfaction de voir la jauge de ses objectifs hebdo se remplir au fur et à mesure. La frustration – plus que la culpabilité – lorsqu’on ne tient pas son daily objectif. S’y remettre par la volonté (qui n’est pas trop entamée), chose impossible encore il y a quelques semaines.

  • P for « PERFORM » (AGIR) : Il s’agit ici de passer à l’action. Ne pas faire partir de la catégorie de gens qui se contentent de subir

Il s’agit ici d’une étape d’écrémage. Beaucoup seront victimes de la paralysie de l’analyse, en voulant tout anticiper. Pour l’auteur, l’expérience est le meilleur professeur. Pour combattre cette paralysie, l’auteur recommande :

  1. D’anticiper l’imprévu, permettant ainsi de se contrôler, se programmeer pour s’adapter. Il y a une différence entre répondre à un problème (amener une solution) et réagir à un problème (génère d’uatres problèmes).
  2. Impliquer les autres. Se désigner un tutueur, quelqu’un qu’on détesterait décevoir. Il faut qu’il soit fort et suffisamment respecté, et le voir régulièrement.
  3. Mettre en place une routine de sortie de sa zone de confort. Il cite Eléanor Rooselvel « Do one thing everyday that scares you » que l’on pourrait traduire par « faites une chose chaque jour qui vous effraie ».

Après, l’auteur explique sa manière de performer, via sa « règle des 5 ».

  1. Prospecter, en actualisant sa liste tous les jours (elle ne peut diminuer que si les concernés sont décédés ou sont entrés dans ton business).
  2. Piquer l’intérêt. Savoir écouter l’autre. Il ne faut pas chercher à vendre quelque chose, mais apporter une solution à un problème, créer de la curiosité.
  3. « Passer ». Il s’agit ici de lui passer l’outil, la ressource à un problème.
  4. Brancher : une fois que le propect a eu accès aux informations, faire en sorte qu’il puisse s’identifier.
  5. Promouvoir le produit.

Dans l’action, la régularité est la clé. Certains qui auront agi cesseront après quelques temps. La clé est de rester « affamé ». Si ce que tu as réalisé hier te semble encore important, c’est que tu n’as pas fait grand-chose aujourd’hui.

  • L for for « LEARN » (APPRENDRE)

L’auteur insiste sur l’importance de continuer à apprendre tous les jours. L’école ne s’achève pas à 18 ans. Bien au contraire. « A formal education makes u a living but self-education makes you a fortune». Il compare un arbre et un homme. L’arbre s’épanouira naturellement, alors que l’être humain a le choix de devenir grand ou petit. La majorité refuse de grandir, refuse cette lutte quotidienne, où les résultats n’arrivent pas aussi vite que prévus, et où parfois l’atteinte d’un but assouvit la faim de réussir.

« To become a continua l winner, you must be an habitual learner ». Le vrai coût n’est pas celui des livres, mais plutôt celui de ne pas les acheter. Tous les jours, il faut se poser les 5 questions suivantes :

  1. Avec quoi je nourris mon cerveau ?
  2. Qu’est ce que je vise ?
  3. Quel environnement je choisis de vivre ?
  4. Est-ce que je recherche bien des conseils de mentors crédibles ?
  5. Est-ce que je suis un bon exemple pour les autres.

Histoire de l’arbre planté dans un pot. Une fois que ses racines touchent le pot, il cesse de grandir. Le problème ne vient pas de l’arbre. Il vient du pot.

  • E stands for EVALUATE (EVALUATION) :

Cet ingrédient, l’auteur évoque le simple fait de connaître le score de son match. Savoir où on est dans son match pour atteindre ses « buckets », i.e. ses objectifs de vie. Il décrit l’importance de prendre un temps à chaque fin de journée / semaine / mois / trimestre pour se poser ces 3 petites questions :

  • Qu’est ce qui marche ?
  • Qu’est ce qui ne marche pas ?
  • Qu’est ce qu’on peut améliorer ?

Cette simple introspection permet d’identifier nos points forts et faibles dans la gestion de notre routine.

Personnellement, mon côté, cette étape est cruciale. Je mets à profit le temps de retour de mon job à mon domicile (40 min en voiture). Je prends d’abord un temps pour revenir sur la journée, ce que j’ai fait correctement en redéroulant ma feuille de route. J’analyse où j’ai perdu du temps où sont mes voleurs de temps (par ex. les collègues de la machine à café…), et j’essaye de mettre en place des actions correctives pour le lendemain. A 19H30, ma journée n’est pas finie, mais cela me permet d’instaurer un petit rituel, et de reprendre un peu d’énergie avant le dernier marathon du soir (diner / bain des enfants, préparation du repas, etc.)

En conclusion, cette méthode n’est pas miraculeuse. Elle a le mérite de la simplicité, et livre au lecteur les clés de la mise en place du secret de la réussite : une routine faite de petites habitudes qui doivent devenir automatiques. Pour y parvenir, une rigueur / une discipline de l’APPLE s’impose.

Chaque jour, ne pas douter (« A » de l’attitude), se préparer, connaître ses buckets, et prendre le temps de tracer le chemin quotidiennement des petites actions pour y parvenir (« P » de la préparation).

Laisser la place à l’action (« P » de la performance), et apprendre à mieux se connaître ainsi que son entourage (L de Learn – apprendre en anglais).

Enfin, avoir l’humilité de faire son bilan (« E » pour évaluer) afin de déterminer nos réussites et nos points faibles.

Suivre cette méthode est dur au départ, surtout si on essaye de faire les choses telles que décrites par l’auteur. La préparation n’est pas facile les premiers jours, car nous ne sommes pas habitués à sortir nos rêves de nos fantasmes pour essayer de les réaliser. Nous sommes encore moins habitués à relier quotidiennement, semaine après semaine, nos actions avec nos rêves devenus nos objectifs de vie. Mais semaine après semaine, mois après mois, l’exercice devient plus facile, plus addictif, et nos objectifs plus concrets. On retrouve le contrôle de notre temps, et on se surprend à s’étonner lorsqu’on se liste l’ensemble des tâches accomplies dans sa journée, aussi bien personnellement que professionnellement.